Le viol d’une adolescente de 16 ans, gardée à vue au Commissariat de Saint-Marc, continue de susciter une vive émotion. Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a exprimé son indignation face à cet acte jugé « intolérable et inhumain ».
L’auteur présumé, Sévère Aly, agent de la Police Nationale d’Haïti (PNH), est accusé d’avoir agressé la jeune fille alors qu’il était en service. Pour le MCFDF, un tel comportement, venant d’un fonctionnaire public, constitue une trahison grave du devoir de protection qu’impose l’uniforme.
Le ministère demande aux autorités judiciaires et policières de réagir sans délai. Il réclame que toutes les dispositions administratives et pénales soient prises pour sanctionner l’agresseur conformément au décret du 6 juillet 2005 sur les agressions sexuelles.
Dans son communiqué, le MCFDF rappelle que la violence faite aux femmes et aux filles est une violation directe des droits humains. L’institution met en avant les engagements internationaux d’Haïti, notamment la CEDEF (1981) et la Convention de Belém do Pará (1996), qui obligent l’État à protéger les femmes contre toute forme de violence.
La ministre Pedrica Saint-Jean appelle à la mobilisation générale pour soutenir la victime et faire triompher la justice. Elle réaffirme la volonté du ministère de poursuivre la lutte contre les violences basées sur le genre et de promouvoir une société où les droits des femmes et des filles sont pleinement respectés.


