Le sénateur colombien Miguel Uribe, blessé par balle à la tête il y a deux mois lors d’un rassemblement de campagne à Bogota, est décédé ce lundi matin à l’âge de 39 ans. L’annonce a été faite par l’hôpital Santa Fe Foundation où il était hospitalisé, après plusieurs interventions chirurgicales.
Membre d’une famille politique influente et figure de l’opposition de droite, Miguel Uribe avait été abattu le 7 juin alors qu’il s’exprimait pour obtenir la nomination de son parti en vue des élections présidentielles de 2026. Son épouse, Maria Claudia Tarazona, a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux, exprimant sa douleur : « Je demande à Dieu de me montrer comment apprendre à vivre sans toi. Repose en paix, amour de ma vie, je prendrai soin de nos enfants. »
Cette attaque marque une des flambées de violence politique les plus graves depuis plus de vingt ans en Colombie. Elle rappelle les sombres années 1980 et 1990, lorsque plusieurs candidats à la présidence avaient été assassinés, notamment dans des attaques liées aux cartels de la drogue.
Le président Gustavo Petro a réagi sur le réseau social X, appelant à une enquête approfondie avec l’appui d’experts internationaux. « Chaque fois qu’un Colombien est assassiné, c’est une défaite pour la Colombie et pour la vie », a-t-il déclaré.
Six personnes ont été arrêtées en lien avec la fusillade. Deux d’entre elles auraient planifié l’assassinat lors d’une rencontre à Medellin, selon le bureau du procureur général. Un adolescent de 15 ans a été arrêté quelques heures après l’attaque, soupçonné d’être l’auteur des tirs, tandis que les autorités continuent de rechercher les « auteurs intellectuels » derrière cet acte.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a également exprimé sa tristesse et sa solidarité avec la famille d’Uribe et le peuple colombien, réclamant justice pour les responsables.


