La France face à l’Histoire : enfin une reconnaissance pour la Palestine

Le président français Emmanuel Macron vient d’annoncer que la France reconnaîtra l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies. Une décision attendue depuis des décennies. Un acte diplomatique qui, bien qu’important, arrive bien tard pour un peuple qui souffre depuis plus de 75 ans de dépossession, d’occupation militaire et d’injustice systémique.

Alors que plus de 140 pays ont déjà reconnu la Palestine, la France – patrie des droits de l’homme – semblait paralysée, hésitante, comme prise entre des intérêts géopolitiques et sa conscience humaniste. Mais aujourd’hui, en affirmant son soutien à la solution à deux États, Paris brise enfin un silence coupable.

Depuis 1948, les Palestiniens vivent sous l’ombre du déracinement, des bombardements à répétition, des colonies illégales, des blocus et des humiliations quotidiennes. À Gaza, des enfants grandissent dans les ruines. En Cisjordanie, les check-points, les démolitions de maisons et les arrestations arbitraires sont devenus la norme.

La reconnaissance de l’État palestinien n’est ni un cadeau ni une faveur : c’est une reconnaissance du droit inaliénable d’un peuple à disposer de lui-même.

Ce geste de la France est une étincelle diplomatique, mais elle ne sera utile que si elle est suivie d’actes concrets :

  • une condamnation ferme des crimes de guerre et des violations du droit international,
  • un gel des relations militaires avec toute puissance qui perpétue l’occupation,
  • un soutien réel aux institutions palestiniennes et aux acteurs de paix sur le terrain.

La communauté internationale, et la France en particulier, ne peut plus se contenter de discours. Le moment est venu d’agir avec cohérence, courage et humanité.

On ne bâtit pas la paix sur l’oubli. On ne guérit pas un conflit en normalisant l’oppression. La paix durable au Proche-Orient ne pourra voir le jour que lorsque les droits des Palestiniens seront respectés, et que la souffrance de ce peuple sera reconnue avec la même légitimité que celle des autres.

Reconnaître la Palestine, c’est affirmer que chaque peuple mérite un pays, une voix, une dignité. C’est dire au monde que la paix ne se construit pas sur les ruines d’une injustice, mais sur le socle du droit et de l’égalité.

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