Le journaliste Yvener Sylla Phanor, ancien employé de Radio Télé Pacifik, a été arrêté le 12 mars 2024 par la Police Nationale d’Haïti. Depuis son arrestation, Phanor a révélé à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) les noms de plusieurs journalistes qui auraient participé à des rencontres avec des gangs armés, notamment ceux affiliés à la coalition « Viv Ansanm ». Parmi les journalistes mentionnés, on retrouve Matiado Vilmé de VOA Kreyòl, Yvenson Jouinvil de Radio Zenit, Mackendy Victor de Radio Émancipation FM, Stanley Jaccis de Bon Zen TV, ainsi que Manno et Machann Zen Ayiti.
Selon l’enquête de la DCPJ, Yvener Sylla Phanor aurait entretenu des connexions étroites avec les gangs de « Viv Ansanm ». Les autorités ont découvert des numéros de téléphone appartenant à des membres de gangs enregistrés sur deux téléphones saisis lors de l’arrestation du journaliste. De plus, des captures d’écran ont été retrouvées, montrant des appels en conférence avec ces mêmes individus.
Le rapport de la DCPJ souligne également l’existence de messages vocaux échangés entre Phanor et plusieurs chefs de gangs, incluant des discussions sur un complot visant à envahir le Palais National. Le rapport indique que Phanor se trouvait à divers endroits précis lorsqu’il était en contact avec les criminels, ce qui renforce les soupçons à son encontre et à l’encontre des autres journalistes cités.
Ces révélations ont provoqué une onde de choc dans le milieu journalistique haïtien, remettant en question la crédibilité et l’intégrité de ceux impliqués dans ces affaires. Si les accusations sont avérées, elles pourraient entraîner des conséquences juridiques graves pour les journalistes concernés, tout en posant de sérieux défis pour la liberté de la presse en Haïti.


