Haïti accorde une dotation de 50 millions de gourdes au secteur Vodou

Le gouvernement haïtien a accordé, pour la première fois, une dotation budgétaire de 50 millions de gourdes au secteur Vodou. L’annonce a été faite le mercredi 28 octobre 2026 par la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, lors d’une rencontre avec des représentants de cette confession religieuse à Port-au-Prince.

Cette enveloppe, approuvée par le Conseil des ministres sous le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, figure dans le budget adopté le 30 septembre 2026. Selon le ministère, ces fonds sont destinés à soutenir des initiatives d’intérêt collectif au bénéfice du secteur Vodou. La rencontre a également permis d’aborder les modalités d’utilisation de cette dotation et de renforcer le dialogue entre l’État et les représentants de cette religion.

Au cours des échanges, la ministre Raina Forbin a salué la prestation de serment de douze houngans et mambos devant le Tribunal de première instance de Port-au-Prince. Elle a souligné l’importance de cette démarche dans l’application de l’arrêté présidentiel du 4 avril 2003 reconnaissant le Vodou comme une religion à part entière. La chancelière a également annoncé que l’Ati national figure désormais parmi les personnalités pouvant bénéficier de facilités protocolaires de l’État, notamment l’accès au passeport diplomatique, conformément au décret du 2 juin 2026.

Les leaders du secteur Vodou ont exprimé leur satisfaction face à ces mesures et présenté leurs préoccupations ainsi que des propositions visant à améliorer la structuration de leur secteur. Ils ont également salué l’engagement de la ministre en faveur du dialogue avec les représentants de cette confession religieuse. À l’issue de la rencontre, les participants ont convenu d’organiser une nouvelle séance de concertation afin de poursuivre les discussions.

Le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé réaffirme ainsi sa volonté d’accorder au Vodou la même considération qu’aux autres confessions religieuses reconnues par l’État. Selon le ministère des Affaires étrangères et des Cultes, cette démarche s’inscrit dans une perspective d’équité institutionnelle, de respect mutuel et de valorisation du patrimoine culturel et spirituel haïtien.

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