Le dernier rapport du Bureau Intégré des Nations Unies pour Haïti (BINUH) met en lumière la terrible réalité des enfants pris au piège de la violence des gangs en Haïti. Entre avril et juin 2024, au moins 49 enfants, garçons et filles, ont été tués ou blessés lors d’attaques de gangs ou par des balles perdues lors d’opérations de police. De plus, certains enfants, soupçonnés d’avoir commis des délits mineurs, ont été lynchés par des membres de la population.
Le rapport indique également une augmentation préoccupante de l’utilisation des enfants par les gangs et les groupes d’auto-défense pour commettre des activités criminelles. Le recrutement de mineurs dans ces groupes mafieux a considérablement augmenté au cours du premier semestre de 2024, ajoutant une dimension encore plus tragique à la crise de sécurité qui ravage le pays.
En plus d’être utilisés pour des activités criminelles, les enfants sont également victimes d’autres exactions. Le rapport du BINUH, publié le mardi 30 juillet, révèle qu’au total, 1 379 personnes ont été victimes de meurtres ou de blessures, et 428 ont été enlevées contre rançon, principalement dans la capitale haïtienne et dans le département de l’Artibonite, durant la même période.
Ces chiffres alarmants mettent en lumière l’urgence d’une intervention pour protéger les enfants et restaurer la sécurité en Haïti. Les actions des gangs continuent de causer un chaos indescriptible, rendant la vie quotidienne extrêmement dangereuse pour la population, en particulier pour les plus vulnérables. Le BINUH appelle à une réponse urgente et coordonnée pour mettre fin à cette violence insensée et protéger les enfants haïtiens de ces horreurs.


