Dans les jours ayant suivi l’assassinat du président Jovenel Moïse, des agents fédéraux américains ont mené plusieurs opérations dans le sud de la Floride pour identifier les ramifications du complot.
Des perquisitions ont été effectuées chez quatre individus, dont des responsables d’une société de sécurité ayant recruté les anciens militaires colombiens impliqués, un homme d’affaires soupçonné d’avoir financé leurs déplacements, et un résident accusé d’avoir envoyé des équipements tactiques en Haïti.
Les enquêteurs ont saisi divers documents : factures, dossiers financiers, communications électroniques et accords confidentiels impliquant notamment une académie antiterroriste et un groupe de financement international.
Chez l’un des suspects, ancien informateur du FBI, ils ont découvert des notes mentionnant plusieurs figures clés, dont le chef de gang Jimmy Chérizier, l’ex-sénateur John Joël Joseph — qui a plaidé coupable — ainsi que l’ancien président Jean-Bertrand Aristide.
Un schéma retrouvé évoquait des flux financiers suspects, avec des mentions comme « super blanchisserie d’argent » et « 9 groupes criminels ».
Selon un agent du FBI, ces perquisitions ont permis de recueillir des preuves importantes dans l’enquête, qui implique également un médecin haïtien soupçonné d’avoir voulu accéder au pouvoir après l’assassinat.


