Conflit ouvert entre le CPT et la Primature autour du calendrier électoral

La remise, par le CEP — sous l’influence de la Primature — d’un avant-projet de décret électoral fixant les scrutins à partir d’août 2026 a provoqué une onde de choc au sein du CPT.

Pour plusieurs conseillers, ce calendrier n’est rien de moins qu’un « coup d’État institutionnel », tant il repousse les élections bien au-delà du 7 février 2026, date à laquelle la transition devrait, selon eux, impérativement prendre fin.

Parmi les membres du CPT offusqués, trois conseillers alliés ont décidé de tourner le dos au Premier ministre Fils-Aimé. Ils croient dur comme fer que les élections peuvent, mathématiquement, se tenir en avril 2026, contrairement à ce qui est avancé dans le calendrier électoral.

Alors que le CPT investit massivement dans la reconquête des zones gangrenées par les groupes armés, l’idée d’une transition prolongée d’un an apparaît, pour ces membres, comme un affront aux efforts en cours.

Ils soupçonnent un CEP peu pressé d’organiser le scrutin, voire tenté de s’installer dans la durée.

Cette crise met en lumière un rapport de force explosif : entre urgence démocratique et stratégies institutionnelles, c’est désormais la crédibilité même de la transition qui vacille.

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