Les propos de Vinicius Junior, l’attaquant brésilien du Real Madrid, ont suscité une vive réaction en Espagne après qu’il a évoqué la possibilité de déplacer la Coupe du Monde 2030 hors du pays si le racisme persistait. Lors d’un entretien avec CNN, le joueur a exprimé son espoir de voir l’Espagne évoluer sur cette question, soulignant l’importance de mettre fin aux insultes racistes. Il a déclaré qu’en l’absence de progrès d’ici 2030, le lieu du Mondial devrait être reconsidéré.
Cette sortie médiatique a provoqué un tollé parmi de nombreux Espagnols, particulièrement sur les réseaux sociaux. Des figures du football espagnol, telles que Raul Albiol, Dani Carvajal et l’ancien joueur Javier Balboa, se sont empressées de défendre l’image de l’Espagne, affirmant qu’elle n’était pas un pays raciste. Même Luis de la Fuente, sélectionneur de l’équipe nationale, a pris la parole pour rappeler que l’Espagne est un exemple de diversité et de respect, tout en admettant la présence de certains « indésirables » à éliminer.
La déclaration de Vinicius Junior, bien que motivée par ses expériences personnelles de racisme, a donc lancé un débat national sur la question, avec une majorité défendant l’idée que le pays ne peut pas être jugé sur les actions d’une minorité.


