La situation sécuritaire et l’avenir politique d’Haïti ont été au cœur des discussions entre le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, jeudi à New York. Les échanges ont également porté sur les perspectives de développement économique du pays.
Le Premier ministre a appelé à une accélération du déploiement de la Force multinationale de soutien à la sécurité (GSF) et au renouvellement rapide de la résolution 2793 du Conseil de sécurité. Adoptée en 2025, cette résolution a autorisé la transition de la Mission multinationale de soutien à la sécurité vers la GSF et lui a confié notamment des responsabilités de lutte contre les groupes armés et de soutien aux forces haïtiennes.
Au-delà de la réponse sécuritaire, le chef du gouvernement haïtien a souligné la nécessité d’agir également sur les questions de justice, de désarmement et de réinsertion. La création d’opportunités pour les jeunes figure aussi parmi les priorités évoquées, notamment à travers la mise en œuvre du Fonds pour les dividendes de la paix.
Le processus électoral a constitué un autre volet important de la rencontre. Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre les préparatifs des élections ainsi que le dialogue avec les différents acteurs politiques, dans la perspective du retour à l’ordre constitutionnel.
Sur le plan économique, le Premier ministre souhaite également faire évoluer les relations avec les partenaires internationaux vers davantage d’investissements, de création d’emplois et de commerce durable. António Guterres a, pour sa part, réaffirmé le soutien des Nations Unies aux efforts du gouvernement haïtien.


